"comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'eprouvais dans mes promenades? les sons que rendent les passion dans le vide d'un coeur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d'un desert; on en jouit, mais on ne peut les peindre.
L'automne me surprit au milieu de mes incertitudes: j'entrai avec ravissement dans le mois des tempetes. Tanto j'aurais voulut etre un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantomes; tanto j'enviais jusqu'au sort du patre que je voyais rechauffer ses mains a l'humble feu de broussailles qu'il avait allumé au coin d'un bois.J'écoutais ses chants melancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l'homme est triste, lors meme qu'il exprime le bonheur."
René, Chateaubriand